Voyage Découverte - Solidarité
au Burkina Faso 2016


Voilà 7 ans que l'équipe "Découverte - Solidarité" de l'aumônerie des lycéens de la paroisse est en lien avec le village sahélien de La Toden au Burkina Faso. Plusieurs groupes ont été accueillis là-bas, soeur Perpétue est venue à Tarnos et Ondres... Des liens se sont créés, une histoire de solidarités se vit au fil des années (voir l'album photos et le calendrier).
Pendant 2 ans, Emma, Cindy, Camille et Marie-Noëlle se sont préparés pour un nouveau voyage dans ce pays. Nous avons gardé l'objectif de vivre la découverte et la solidarité par la rencontre et le partage d'une vie différente de la notre. Sur ce parcours, beaucoup de questions, de démarches, de recherches, de rencontres, de partages ont été vécus ! Et un chagrin : celui de partir sans Cindy. Son projet de voyage est remis à plus tard...
Nous vivons une messe d'envoi le 30 juillet.


messe

Et le 5 août, nous nous envolons vers Ouagadougou, la capitale.
Nous resterons 2 semaines au Burkina Faso. La particularité de ce séjour sera les changements fréquents de lieux. Ainsi, nous passerons une semaine en brousse, à Lugsi d'abord, puis 4 jours à La Toden ; et une semaine en ville, à Yako puis à Ouagadougou.
Dès la descente de l'avion, le dépaysement est complet ! A ouaga, la ville grouillante de monde nous impressionne, comme les charges énormes sur les scoots, la poussière, la pollution...

ouagaouaga


En brousse, c'est un autre monde tout aussi dépaysant avec les pistes en terre rouge, et, tout le long, les cours ou concessions, les troupeaux de zébus ou de chèvres, les champs de mil...

courtroupeau


Nous admirons les baobabs, grands arbres majestueux, magnifiques avec leur tronc énorme, leurs racines visibles en partie, et leurs fruits, le pain de singe, cueillis par les femmes. Toujours le long des pistes, nous repérons les petites stations essence, les boutiques de toutes sortes, les marchands de fruits... Nous nous arrêtons pour acheter des bananes et des mangues : les meilleures du monde !!

stationfruits

La première personne à nous accueillir est le père Michel, dans son ermitage à Lugsi. Québécois, il vit en Afrique depuis de nombreuses années. Il est sourcier et implante des forages dans le pays. Il nous fait une démonstration : impressionnant !

michel


Il faut l'entendre raconter avec émotion la joie des habitants des villages quand l'eau jaillit du forage ! Et avec une émotion plus grande encore lorsque le forage ne donne rien...

L'eau

Avec Michel, nous parlons longuement de la question de l'eau et des pluies dans le pays. Ce sujet reviendra dans toutes les conversations tout au long du voyage. De juin à septembre, c'est la saison pluvieuse appelée aussi période de soudure. Les greniers à céréales sont presque vides et la nouvelle récolte pas encore faite. les récoltes de l'année dépendent de ces quelques semaines de pluie.
Cette année, elles sont très abondantes par endroit, et là, le mil est déjà haut. Mais en d'autres endroits, il pleut tellement que les cultures pourrissent. Et en d'autres, les pluies restent insuffisantes et le mil, les arachides, les haricots ont dû être semés plusieurs fois et ont du mal à pousser.
Dans les concessions, il n'y a pas d'eau courante. Ce sont les femmes et parfois les enfants plus grands qui vont chercher l'eau en fin de journée au puits le plus proche. Il faut parfois effectuer plusieurs kilomètres.

puits

Les pluies sont nécessaires pour les cultures et pour alimenter les puits. Elles sont attendues.Mais elles sont redoutées aussi car lorsqu'elles sont trop violentes, elles abiment ou détruisent les murs fragiles en banco des constructions. Elles abiment aussi les pistes au point que certains villages craignent de se retrouver isolés.
Pendant les fortes pluies, les pistes se transforment en torrent. Des enfants ramassent alors le sable entrainé par l'eau, en font des tas sur le bord de la piste et le revendent ensuite.

tas de sable

A La Toden, l'eau du bas-fond débordait sur la piste, rendant un passage délicat. Plusieurs ont hésité à traverser. Nous avons vu un petit gardien de chèvres déployer beaucoup de savoir faire et de patience pour décider son troupeau à traverser, une femme tomber avec tout son chargement : les seaux, la daba, l'herbe, le bois... Pas de mal. heureusement qu'elle n'avait pas un bébé sur son dos !

bas fond/>

Rencontres

Les pluies fréquentes cette année ont bousculé notre programme. Ainsi, nous n'avons pas pu répondre à l'invitation d'une famille de Lugsi à aller manger dans sa cour car la cuisine se fait dehors au feu de bois. Ce sont eux qui sont venus nous rejoindre chez le père Michel. Il parait que Zaëlle se souviendra toute sa vie de son repas avec les blancs... les nassara... et qu'il y avait plusieurs plats différents.

foyerfruits

La plupart des personnes rencontrées sont mossis, l'ethnie majoritaire au Burkina Faso. A côté de l'ermitage, habite une famille de Peuls, une autre ethnie. Les Peuls sont habituellement nomades. Mais cette famille s'est sédentarisée. Nous lui rendons visite un soir, lorsque le troupeau est ramené dans son enclos. Nous assistons à la traite et goûtons le lait encore tiède directement dans la calebasse. Très bon !

traitefruits

A Bagraogo, nous rencontrons les enseignants de la nouvelle école primaire encore en chantier. Ils nous racontent leur travail avec les enfants, les classes avec 80 élèves et souvent plus. Ils sont très intéressés par les livres que nous leur montrons qui nous ont été donnés.
A Yako, nous retrouvons Lucie, la nièce de soeur Perpétue que nous connaissons depuis le 1er voyage. Elle suit des cours de rattrapage scolaire pendant l'été.
Nous faisons aussi la connaissance de Raphaël, un ami de Cyril et d'Ernest. Un soir, nous mangeons ensemble dans un maquis de la ville. Un ami de Raphaël nous rejoints. Ils nous parlent de leur travail, de la situation économique du pays. Comme d'autres, ils ont du mal à être payés. Quel sera l'avenir ? Ils essaient de garder confiance.
A Lugsi, nous aurions aimé rencontrer le chef coutumier chez lui. Finalement, c'est lui qui vient petit-déjeuner avec nous le jour du départ. Nous regrettons... En même temps, commencer la journée avec un chef coutumier de village, ce n'est quand même pas banal !

chef

Toutes ces rencontres nous permettent d'approcher des différences culturelles, des conditions de travail et des manières de vivre très éloignées des nôtres, nous ouvrent à d'autres réalités, nous interrogent, nous enrichissent.

Les marchés

Nous ne verrons pas le marché de La Toden ! Seulement l'immense baobab qui le domine. Il pleuvait ce jour-là et nous ne sommes pas restés assez longtemps pour attendre le suivant... Le regret est très grand !
Mais nous nous promenons dans ceux de Lugsi, de Pissy, de Yako et de Ouagadougou.
Les marchés sont des lieux de vie où les découvertes pour nous sont très nombreuses ! Sur les étals, on trouve de tout !

scootfemme

Nous voyons des graines, des épices, des fruits, des canaris pour stoker l'eau, des panières... Nous nous étonnons de curieuses boites : elles ont été récupérées et transformées en pigeonniers. Rien ne se perd !
Nous goûtons aux beignets de haricots : dé-li-cieux !

marchébeignets

Rencontres à La Toden

Nous sommes chaleureusement accueillis par les soeurs de la communauté !
Une odeur de peinture flotte... Les soeurs sont fières de nous montrer les travaux réalisés récemment. Les murs ont été repeints, du carrelage posé au sol. A la mission, deux nouvelles classes pour une section scientifique et une infirmerie sont en construction. Le chantier devrait être terminé pour la rentrée.

soeurs

Nous retrouvons Cyril et une partie de sa grande famille. Il nous fait visiter sa nouvelle cour. Il nous décrit sa vie quotidienne, ses projets d'acheter des zébus, de la volaille, ses difficultés pour scolariser ses enfants, ses soucis de voisinage...
Il nous invite à partager un repas un soir chez lui, dehors dans la nuit, comme c'est l'habitude. Le dépaysement est complet ! Ces deux femmes et ses enfants mangeront après nous. Seul un de ses frères se joint à nous. Nous mangeons le riz gras avec les petits morceaux de viande, plat de fête réservé aux grandes occasions ! Le dernier jour, nou saluons sa vieille dans sa 1ère cour, mais elle ne veut pas être photographiée. Même le plus jeune des enfants a un peu peur en nous voyant !

cyrilachat daba

Nous passons aussi un moment avec Ernest et son frère. Celui-ci est boulanger et nous fait visiter sa boulangerie à côté du marché. Emma venant d'une famille de boulangers, découvre une autre façon de faire du pain et la cuisson au feu de bois dans le four en terre. Nous repartons avec des petits pains tous chauds !

boulangeriefour à pain

Bien qu'elle aide ses parents à Koudougou pendant les vacances, Juliette vient passer deux jours à La Toden pour que nous fassions connaissance. Le groupe la parraine pour sa scolarité. Elle a 15 ans et passe en 5ème.
Nous l'emmenons avec nous chez Ernest et Alice qui nous ont invités chez eux. Pendant le trajet, elle nous traduit en français ce que les gamins nous disent en mooré.

emme et juliette

Là encore, nous sommes très bien accueillis ! Il fait chaud. Nous mangeons à l'intérieur. C'est la 1ère fois que nous pénétrons dans leur habitation. Ernest et Alice nous parlent du mariage qu'il y a dans la cour voisine ce jour-là, des progrès des enfants à l'école, de leur travail et de leurs engagements.

chez Ernest

Nous leur donnons, comme aux autres amis, un set avec des photos des voyages précédents et celles des actions menées en France. Cela permet d'évoquer des souvenirs, de donner des nouvelles des uns et des autres, d'expliquer ce que nous vivons en France avec l'équipe "découverte-solidarité".
Un peu plus tard, Alice nous quitte. Elle prend une grande bassine de mil qu'elle va piler pour faire du dolo pour la fête du 15 août. Nous passons une bonne journée avec cette famille.

alice

Un autre jour, nous passons la matinée au CREN (Centre de Récupération et d'Education Nutritionnelle) avec sr Agnès, Pauline et Delphine. Il y a quelques mamans avec leur bébé. Il y a moins de monde en cette saison car les femmes travaillent aux champs. Pouratant, les besoins sont là... Nous assistons à la pesée des enfants, à leur mesure. Tous sont sous ou mal-nutris. Les animatrices préparent de la bouillie enrichie que les mamans donnent à leur enfant. Elles repartent ensuite chez elles avec les conseils des animatrices et avec des petits sachets de lait et de bouillie quand il y en a.
Nous sommes touchés par une jeune maman qui ne connait pas la date de naissance de son enfant, par le manque de lait maternisé, de médicaments pédiatriques et aussi par l'énergie de ces mamans et le travail des animatrices.

cren

Travail des femmes et des enfants

Quand elles ne sont pas au CREN avec leur bébé ou au marché, les femmes travaillent aux champs avec leur daba, font la cuisine, s'occupent de leur cour et de leur famille, vont ramasser des branchages et du bois en brousse, vont chercher l'eau au puits... Les femmes travaillent tout le temps ! Nous sommes impressionnés par les lourdes charges qu'elles portent sur leur tête, avec, souvent, un bébé dans le dos.

femmes

Les enfants aussi, très jeunes, travaillent et aident leurs parents. Nous croisons de jeunes gardiens de troupeaux, des enfants qui vont travailler aux champs, d'autres allant chercher des branchages et des feuillages plus loin dans la brousse. Nous voyons aussi beaucoup de jeunes marchandes qui tiennent un stand au marché.

enfants

Religions

Au Burkina Faso, les différentes religions se côtoient. Il est fréquent que dans une même famille, certains soient catholiques, d'autres protestants, d'autres musulmans... et beaucoup, plus ou moins animistes.
A La Toden, les soeurs accueillent chacun dans leur collège quelle que soit sa religion et elles développent ce "vivre ensemble" avec leurs élèves par des activités communes.
Cette diversité religieuse est très visible. le long des pistes, nous voyons beaucoup de panneaux de groupes protestants et des petites mosquées. Dans l'église de Boassa, nous remarquons les tee-shirts des membres de la chorale.

mosquéechorale

Pendant notre séjour, nous vivons plusieurs célébrations, en tout petit comité avec le père Michel à Lugsi dans sa petite chapelle et avec toute la communauté au village de Boassa, à La Toden et à Yako. Il y a beaucoup, beaucoup de monde ! Les femmes mettent leurs jolis pagnes colorés et les fillettes ont de belles coiffures. Beaucoup d'adultes et d'enfants suivent la messe dehors, même au soleil ! Les célébrations durent longtemps, mais on ne s'ennuie pas, même si les textes et les prières sont le plus souvent en mooré.
Nous écoutons les chants rythmés et entrainants, les "Amina" répétés 3 fois avec de plus en plus de conviction et d'entrain par la foule. Nous avons appris, avant notre départ, le 'notre père' en mooré. Nous sommes heureuses de pouvoir le prier ainsi avec toute la communauté.
Le 15 août, nous fêtons l'Assomption à Yako. Il y a énormément de monde. A la fin de la messe, la foule suit la procession autour de l'église.

musiciensfoule

A Yako, la mission des soeurs se situe entre l'église et la grande mosquée de la ville. Au lever du soleil, nous entendons l'appel à la prière musulmane et, en même temps, la prière catholique du matin à l'église.
Le soir, à La Toden, pendant le temps de prière avec les soeurs, résonne au loin l'appel du muezzin. Nous n'avons pas l'habitude...

Avec Sr Perpétue

A Yako, nous retrouvons avec joie soeur Perpétue qui nous attend avec impatience ! Nous faisons connaissance avec les soeurs de sa communauté. Elle passera aussi plusieurs jours avec nous dans une communauté à Ouagadougou. Sa santé va bien, mais elle a toujours beaucoup de mal à marcher. Elle garde un très bon souvenir de son séjour à Tarnos et nous demande des nouvelles de chacun.

sr perpétue

Tout en décortiquant des arachides avec elle, elle nous décrit son travail au CREN, sa formation et ses débuts en sérigraphie... Elle nous montre également son incroyable atelier de fabrication d'eau de javel !
Son principal souci pendant notre séjour est de bien nous accueillir ! et surtout, que nous mangions bien comme en France ! Au marché, nous l'attendons pendant qu'elle négocie quelques carottes, des patates douces et des ignames. Nous mangerons bien, c'est sûr !

marchémarché

Saveurs... Odeurs... couleurs...

Durant tout le séjour, nous nous régalons de fruits bien meilleurs que ceux de la cantine ! D'ailleurs, ils ont droit à leur photo ! Les papayes, les mangues et les ananas, les bananes et les pamplemousses... Si nous apprécions la sauce arachide, les frites de patates douces et le ragoût d'ignames, nous aimons beaucoup moins le tô et la sauce qui l'accompagne... Mais nous avons goûté !

fruitsmarché

Il n'est pas possible de photographier les odeurs. Pourtant, elles font partie du voyage. Celle du poisson par exemple, mêlée à celle, très forte, du sumbala et du gombo... Inoubliables !
Nous gardons en souvenir celle plus agréable des fleurs de tiaré. Et celle du feu de bois, le soir, quand les femmes préparent le repas, celle des arachides grillées encore présente dans nos sacs de voyage...
Tous les sens sont sollicités ! Nous nous souvenons du rouge de la terre et de la poussière qui reste sur les chaussures, le vert des cultures, les couleurs des fleurs, des oiseaux, des gros margouillats, des papillons... Et la lumière du soir, beaucoup plus douce et chaleureuse que celle écrasante de la journée, les magnifiques couchers de soleil sur la brousse et même à Ouaga le soir de notre départ...pour nous dire au-revoir !... Moments d'émerveillement !...

broussesoleil

Artisanat

Nous sommes aussi très intéressés par le travail des artisans. Ils sont nombreux au Burkina Faso et les savoirs faire sont variés. Il y a les fabricants de bijoux, les vanniers, les sculpteurs de bois et même de troncs d'arbres... Nous visitons un centre artisanal à Ouagadougou et découvrons le travail des sculpteurs de bronze, celui des peintres sur tissu, et les différentes étapes de la réalisation d'un batik. Nous comprenons enfin cette technique bien particulière !

atelierbatiks

Solidarité

Tout au long du séjour, nous avons fait l'expérience d'une solidarité simple, discrète, vécue surtout à travers l'accueil reçu, les petites attentions, les rencontres, les moments passés à discuter ensemble, les invitations à partager un repas...

repasavec les soeurs

Une solidarité vécue déjà avant notre séjour, entre nous et autour de nous qui a permis de réaliser ce voyage, d'apporter quelques affaires, de participer à l'achat de lait maternisé 1er et 2ème âge pour le CREN de La Toden et celui de Yako, d'aider pour la période de soudure et à la caisse de solidarité du collège de La Toden. Tout a été apprécié et chacun est vivement remercié de sa participation par toutes les personnes là-bas.

affaires

Nous n'avons pas pu voir les tisseuses de La Toden. Elles travaillaient aux champs et soeur Patricia, la responsable, n'était pas là. Mais nous avons ramené dans nos bagages la commande que nous avions passée. Elle a permis à plusieurs femmes d'avoir une formation, un travail et un salaire.

tissages

Nous avons été heureux de rencontrer des enfants parrainés et avons davantge compris combien ce parrainage est indispensable pour eux pour être scolarisés et envisager un métier plus tard. Sans cette aide financière, Juliette, Karel, Béatrice, Nina et d'autres n'iraient pas à l'école.

Le retour

15 jours au Burkina Faso, ça passe vite ! Mais les découvertes et les rencontres ont été nombreuses. La vie est dure pour beaucoup dans ce pays. Pourtant, nous avons croisé de magnifiques sourires, des enfants qui jouent, qui s'amusent et inventent avec trois fois rien...

filletteavec les soeurs

Nous avons rencontré des personnes courageuses, inventives, accueillantes.

vendeuse beignets

Ce voyage a été préparé longuement, attendu, et on ne revient pas pareil. Nous avons découvert d'autres manières de vivre, d'autres façons de prier, d'autres cultures... Nous avons découvert des choses sur notre vie, sur notre foi, sur nous-même... Nous avons des questions plein la tête !

groupe et soeurs

C'est une étape qui ouvre notre regard sur la vie ici, sur le monde, qui donne envie de moins râler, de moins gaspiller, d'être plus attentifs, plus ouverts aux autres. C'est une étape qui enrichit la vie et qui donne envie d'avancer, de découvrir encore...
Aujourd'hui, l'équipe s'agrandit : Carla, Ambre, Fabien, Valentine, Robinson, Gwen ont rejoint le groupe. Ensemble, nous allons continuer un chemin de découvertes et de solidarités, chez nous, plus loin et au Burkina Faso.
Cet été, nous avons laissé quelque chose de nous là-bas qui nous donne envie d'y repartir avec ceux qui seront tentés par l'aventure !...
Une belle aventure !!!!!


L'équipe



Haut de page